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CAS N° MAL/11 - LIM GUAN ENG - MALAISIE
Résolution adoptée sans vote* par le Conseil
interparlementaire
se référant à l'exposé du cas qui figure dans le rapport du Comité des droits de l'homme des parlementaires (CL/164/13.b)-R.1) et à la résolution qu'il a adoptée à sa 163ème session (septembre 1998) concernant M. Lim Guan Eng, membre de la Chambre des représentants de Malaisie, par laquelle il chargeait le Comité d'effectuer une mission sur place pour " recueillir de plus amples informations directement auprès des autorités, du parlementaire en cause, et de ses avocats " et d'agir pour que M. Lim Guan Eng bénéficie d'une grâce plénière, rappelant que la délégation malaisienne a, à la Conférence de Moscou, (septembre 1998), exprimé son accord pour pareille mission en déclarant qu'une délégation de l'Union interparlementaire serait la bienvenue en Malaisie et ne se verrait opposer aucune restriction quant aux personnes qu'elle rencontrerait, rappelant également que le Groupe national malaisien a été bien informé des règles strictes de l'Union régissant ses missions de droits de l'homme, selon lesquelles les " contacts avec le(s) parlementaire(s) dont la situation est l'objet de la mission ... [doivent avoir] lieu sans témoin ", ayant étudié le rapport de la mission (30 novembre - 2 décembre 1998) qui révèle que la délégation n'a pu rendre visite à M. Lim Guan Eng en l'absence de gardien ni rencontrer un certain nombre d'autorités auxquelles elle avait demandé rendez-vous, considérant les observations faites par la délégation malaisienne, conduite par le ViceMinistre de l'Intérieur, à l'occasion de l'audition organisée par le Comité lors de la 101ème Conférence interparlementaire (Bruxelles, avril 1999), ainsi que les commentaires qu'elle a présentés par écrit à ce sujet, notant qu'il existe des divergences considérables dans les informations fournies, d'une part, par la famille, le parti et les avocats de M. Lim Guan Eng et, d'autre part, par les autorités, concernant les conditions de détention de ce dernier et son état de santé :
considérant que M. Lim Guan Eng a sollicité du Gouverneur de Malacca et du Roi une grâce plénière entraînant la suppression de toute inscription sur son casier judiciaire; que ces deux requêtes ont été rejetées le 21 mars et le 10 avril 1999, respectivement, et qu'en conséquence M. Lim Guan Eng a maintenant perdu son statut de parlementaire; considérant que, selon les sources, le Comité de grâce, sur la recommandation duquel le Gouverneur de Malacca et le Roi doivent agir, était prévenu contre M. Lim Guan Eng en ce sens que tous ses membres, à l'exception du Procureur général, qui ne s'était pas fait remplacer au Comité bien qu'il soit autorisé à le faire, étaient affiliés à des partis alliés au parti au pouvoir, l'UMNO, et avaient intérêt, selon la source, à " en finir avec " M. Lim Guan Eng car son parti détenait le siège parlementaire de la ville de Malacca depuis 30 ans sans interruption, considérant que M. Lim Guan Eng peut bénéficier d'une réduction d'un tiers de sa peine d'emprisonnement pour bonne conduite, auquel cas il serait libéré de prison en août 1999, considérant aussi que M. Lim Guan Eng sera privé de ses droits civiques pendant une période de cinq ans à compter de la date de sa levée d'écrou,
* La délégation
de la Malaisie a émis des réserves concernant la
résolution adoptée par le Conseil interparlementaire.
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