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CAS N° CHD/01 - NGARLÉJY YORONGAR - TCHAD
Résolution adoptée sans vote par le Conseil
interparlementaire
se référant à la résolution qu'il a adoptée à sa 163ème session (septembre 1998) concernant M. Ngarléjy Yorongar (Tchad) et dans laquelle il envisageait, au vu d'un certain nombre de graves préoccupations, l'envoi sur place d'une délégation du Comité, à l'aimable invitation des autorités tchadiennes, ayant étudié le rapport détaillé de la délégation qui s'est rendue sur place du 21 au 27 novembre 1998, ayant pris connaissance de communications en date du 28 janvier et du 3 février 1999, complétées par une communication orale du 4 février 1999 du Ministre de la Justice et Garde des Sceaux de la République du Tchad annonçant que M. Ngarléjy Yorongar avait bénéficié d'une mesure de grâce à la suite de laquelle il avait été libéré le 4 février et qu'il allait reprendre sa place au sein de l'Assemblée nationale, ayant aussi pris connaissance du décret N° 047/PR/MJ/99 qui énonce : " Article 1 - Pour des raisons d'humanité, il est accordé grâce à Yorongar Ngarléjy, condamné à trois ans d'emprisonnement ferme et 500 000 francs CFA d'amende ferme par arrêt N° 372 du 24 décembre 1998 de la Cour d'appel et à Yaya Batit Ali condamné par arrêt N° 55/99 à un an d'emprisonnement ferme et 25 000 francs CFA d'amende ferme; Article 2 - Cette grâce ne préjudicie pas aux droits de l'Etat ", considérant que, selon les explications fournies par le Directeur du Cabinet civil de la Présidence de la République le 18 mars 1999, la notion " droits de l'Etat " à l'article 2 dudit décret signifie que la grâce accordée à M. Yorongar n'efface pas l'amende qui lui a été infligée, ni les frais de justice qu'il est appelé à payer et que la condamnation restera inscrite dans son casier judiciaire, considérant qu'après sa libération M. Yorongar, ainsi que sa maison, aurait été à nouveau étroitement surveillé par des agents de l'Agence nationale de sécurité, et considérant en outre que, selon M. Yorongar, le Président de la République et le Ministre de la Justice lui auraient fait comprendre que dorénavant il devait se taire s'il ne voulait pas avoir d'ennuis, notant finalement que M. Yorongar se trouve actuellement en Europe pour y suivre un traitement médical et que, selon les sources, il rentrera prochainement au Tchad,
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